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Texte: Cécile Desbois
 La synthèse de l’objet ou sa raison d’être
 

Projecteur diffusant une douce lueur, objet de métal opaque et de verre cristallin, la lampe Taccia (1962) cultive l’art du paradoxe. Rien d’étonnant pour qui connaît l’œuvre d’Achille Castiglioni (1918-2002), chantre volubile d’un design industriel et enthousiaste.

 
 

Ci-dessus
Lampe
Taccia, par Achille Castiglioni. © Zanotta

 

 

En toute clarté
Parce qu’elle fut pensée par un créateur qui supporte aussi la majuscule, la lampe Taccia donne dans la perfection.
Ici, la source de lumière se dérobe au regard; non pour le perdre, mais pour le protéger de tout éblouissement. Nichée dans le socle de la lampe, l’ampoule préfère illuminer la cloche convexe en aluminium qui la recueille pour ensuite mieux la réfléchir. Puis, naît le rapport à l’environnement: en pivotant autour du support, la demi-sphère extérieure – globe en verre transparent et soufflé à la bouche – oriente délicatement les rayons dans la pièce.
Alors, l’objet affirme son dessein: prodiguer un éclairage indirect et brillant, jamais aveuglant. Et dans ce projet, l’habillage même du pied ne doit rien au hasard. Son revêtement en aluminium étiré évite la dispersion de lumière par le bas, les ailettes de refroidissement dont il est muni préviennent tout risque de surchauffe.

 

Liste des revendeurs Flos en Suisse pour la lampe Taccia: www.flos.it