Carré magique
Haut-relief métallique, la Diamond Chair donne à lire son dessin initial: un entrelacs sophistiqué de lignes, un fin quadrillage qui aurait soudainement accédé à la troisième dimension. Comme si l'atmosphère l'avait tout à coup traversé, cambrant ses barres d'acier chromé, gonflant leur voile grillagée, créant une œuvre en volume, prête à s'ouvrir, à se distendre, à l'infini.
Tentée par l'absolue évanescence, la Diamond Chair ne semble rester dans l'univers concret que pour servir un idéal: être le réceptacle du corps humain. Coque sobre aux proportions mathématiques mais sphériques, nacelle quasi suspendue dans les airs, le siège élève à son tour l'utilisateur au-dessus du sol. Et l'invite à définir – entre le discret coussin d'assise et le rembourrage douillet de l'ensemble du siège – le rapport physique qu'il souhaite établir avec la structure d'acier.