S'asseoir à la mode de chez nous
A regarder ces «élégantes» venues visiter l'Exposition et profitant du soleil sur la Landi Chair, on oublierait presque que l'histoire narrée par cette chaise est celle d'un étonnement absolu.
Etonnement premier chez les commissaires d'exposition découvrant les maquettes fildeféristes de Hans Coray. Réalisés en feuilles de métal, les prototypes mis au concours enthousiasment un jury à la recherche d’une chaise certes officielle, mais aussi moderniste: entièrement composée d'aluminium, la Landi Chair ne bouleverse-t-elle pas l'ordre établi des matériaux «autorisés» du design?
Etonnement attendu du public qui, sans retenue, acclame ici l'exigence ergonomique du siège, fustige là l'«emmental en aluminium amélioré» et ses nonante et un trous. Passé le premier saisissement, la Landi Chair ne tarde pourtant pas à faire l'unanimité. Praticité de l'empilement, robustesse du piètement en alliage durci, moulure parfaite de la coque d'assise, ce siège «poids plume» (moins de trois kilogrammes) révèle avec évidence la maestria de sa conception.